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jane austen france

  • Behind Five Willows de June Hur

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    behind five willows,june hur,austenerie,jane austen france,pride and prejudice,orgueil et préjugés,corée du sudTitre : Behind Five Willows

    Auteur : June Hur

    Langue : Anglais

    Roman : Pride and Prejudice

    Genre : Réécriture

    Note : 4/5

     

       Je n'ai pas adoré le premier June Hur que j'ai lu mais toutes ses autres publications continuent à me faire de l'oeil. Alors que dire de celle-ci, qui est une réécriture d'Orgueil et Préjugés ! Il était évident que je n'allais pas passer à côté et j'ai eu la chance de pouvoir la lire grâce à Netgalley.

       Malgré l'interdiction royale, Haewon ne peut s'empêcher de se rendre dans l'arrière-boutique de la librairie de son amie pour y choisir des romans. Elle aide même à leur retranscription et échange, sous un pseudonyme, des lettres avec l'un de ses auteurs préférés. Des risques qu'il n'est pas très prudent de prendre lorsqu'on est une jeune fille à marier sans grande protection...

       De manière générale, c'est une lecture bien sympathique, avec une jolie romance et un héros auquel je n'ai rien à reprocher pour une fois, normal, c'est Darcy ! À l'époque Joseon, avec une intrigue qui tourne autour de l'interdiction de lire des romans, je ne pouvais qu'aimer cette histoire et elle est réussie, tout comme la transposition d'Orgueil et Préjugés. Pour autant, même s'il y a beaucoup de choses qui fonctionnent très bien, quand on touche à Jane Austen, je suis toujours un peu regardante (un euphémisme).

       D'abord, je trouve quand même dommage d'avoir choisi un cadre qui donne la possibilité de respecter les codes et les moeurs de l'original et de ne pas le faire, avec un baiser en pleine rue par exemple. Je rappelle que dans les romans de Jane Austen, il n'y a jamais le moindre petit bisou, ce qui ne l'empêche pas de faire battre nos coeurs, une chose que les auteurs actuels ne savent apparemment plus faire sans être explicite et c'est bien dommage.

       Enfin, si je comprends que l'on simplifie l'intrigue et que certaines soeurs disparaissent, ici on commence avec les deux aînés, on s'intéresse à l'avenir de Jade/Jane pour finalement bâcler complètement son histoire, comme si on l'avait oubliée en chemin. De manière générale, le manque d'approfondissement est toujours ce que je regrette dans ce genre de roman malheureusement et c'est une nouvelle fois le cas ici.

       Même si l'écriture est très simple et donc, la lecture en anglais accessible, je pense qu'il devrait sortir chez nous d'ici l'année prochaine, comme ses précédents romans pour celles qui n'auraient pas envie de tenter la version originale ou qui ne lisent qu'en français.

     

    Retrouvez toutes mes chroniques autour de la Corée du Sud ICI

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  • Lizzy Bennet's Diary de Marcia Williams

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    Lizzy Bennet's diary, pride and prejudice, Jane Austen, Jane Austen France, Marcia Williams, journal intime, livre jeunesseTitre : Lizzy Bennet's Diary

    Auteur : Marcia Williams

    Langue : Anglais

    Roman : Pride and Prejudice

    Genre : Réécriture

    Note : 3,5/5

     

       Depuis 16 ans maintenant que je vous parle de Jane Austen, vous imaginez bien que mes wishlists regorgent de publications en tous genres et de petites pépites. De temps en temps, je mets le nez dedans et en exhume une ou deux et cette fois-ci j’ai jeté mon dévolu sur cet album jeunesse qui arrive à épuisement. 

       L’histoire d’Orgueil et Préjugés est transposée sous forme de journal intime et j’étais curieuse de voir comment cela pourrait fonctionner. La réponse est : pas très bien en fait mais je dois avouer que je m'y attendais. Pour le jeune lecteur, le résultat est assez plaisant je pense et peut-être est-ce l'essentiel mais pour un adulte qui connaît déjà l’œuvre, c’est une autre histoire. Je pense qu’il aurait mieux valu s’éloigner plus de l’original et faire un travail plus approfondi de réécriture parce qu’ici, cette jeune femme qui s’adresse à son journal comme une jeune adolescente le ferait ne ressemble plus vraiment à notre Lizzy. Disons que son âge et sa maturité ne rendent pas l'exercice facile.

       Malgré tout, c’est mignon et plutôt amusant et j’ai aimé les visuels, les lettres tirées du roman que l’on doit déplier pour les lire et tous les passages sur les petites choses du quotidien comme le gilet qu’Elizabeth brode pour son père. J’aurais aimé que l’autrice se concentre plus sur ce genre de détails qui collent bien avec la forme du journal intime mais replonger dans Pride and Prejudice reste toujours un plaisir et m’a donné envie de visionner l’adaptation de 1995. Encore. 

     

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  • The Worlds of Jane Austen d'Helena Kelly

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    the worlds of Jane Austen, Helena Kelly, James oses, the influences & inspiration behind the novels, Jane Austen, Jane Austen FranceTitre : The Worlds of Jane Austen

    Auteur : Helena Kelly

    Langue : Anglais ou Français

    Genre : Autour de Jane Austen

    Note : 5/5

     

       La première chose qui m'a donnée envie de lire ce livre sur Jane Austen, alors que je n'en lis quasiment plus, c'est la couverture réalisée par James Oses, un illustrateur que j'adore. Alors bien sûr que ce fut une énorme déception de constater que l'éditeur français ne l'avait pas conservée mais cela reste une bonne nouvelle qu'il ait été traduit, non ?

       D'autant que l'intérieur reste le même et qu'il est canon ! La lecture est agrémentée de très nombreux tableaux, illustrations et photos, tous plus beaux les uns que les autres (si ce n'est celle de la série Sanditon, seule grave faute de goût).

       Qu'en est-il du contenu alors ? 

       J'ai particulièrement aimé deux choses. Pour commencer, la mise en contexte. De nombreux critiques de l'autrice gagneraient à lire ce livre. Helena Kelly nous rappelle à quel point Jane n'était pas une jeune femme naïve perdue dans sa campagne, qui ne connaissait rien à la vie. Bien au contraire. Elle a vécu à une époque de grands changements et de grands bouleversements : l'indépendance de l'Amérique, la fin de l'esclavage, la révolution française, la remise en cause de la création... Son pays était constamment en guerre ! Et est-ce qu'elle pouvait ignorer tout ça ? Absolument pas. Son père était pasteur, deux de ses frères étaient marins, le mari de sa cousine a été décapité, et j'en passe. L'autrice inscrit clairement Jane Austen, sa famille et ses connaissances dans l'histoire et j'ai adoré ça. Je précise tout de même que l'on parle donc beaucoup de l'époque elle-même, pas toujours de Jane Austen, et que si le sujet ne vous intéresse pas, ce livre n'est pas fait pour vous.

       Le deuxième point fort de ce livre, c'est l'honnêteté d'Helena Kelly. Elle nous dit ce que l'on sait, ce que l'on ne sait pas, parfois ce que l'on a pu supposer et pourquoi, en nous laissant juger. Vous vous dites sûrement que c'est le minimum mais c'est tellement rare. Si vous avez déjà lu que Jane n'aimait pas Bath, qu'elle est morte de la maladie d'Addison, que son frère était sourd et j'en passe, et vous avez forcément lu au moins une de ces affirmations une fois, alors vous avez lu des suppositions présentées comme des faits et ça me fatigue tellement ! C'est donc un plaisir que je n'ai pas boudé !

       Vous l'avez compris, j'ai adoré ma lecture et je m'avancerais même jusqu'à dire que c'est certainement l'un des meilleurs livres sur Jane Austen que j'ai lu à ce jour. Et joyeux 250' anniversaire Jane, my dear.

     

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  • Miss Austen

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    Jane Austen, Jane Austen france, miss Austen, gill hornby, adaptation, keely hawles, patsy ferran  Je ne pensais pas, après toutes ces années, pouvoir être encore autant charmée par une adaptation en rapport avec Jane Austen, surtout par l'adaptation d'une austenerie finalement. Oui, parce qu'il s'agit d'une fiction, et il est important de ne pas l'oublier malgré tout, du roman Miss Austen de Gill Hornby porté à l'écran. J'avais déjà beaucoup aimé celui-ci, j'ai encore plus aimé la série.

       On n'y retrouve tout ce qui m'avait plu dans le roman. Cela pourrait être évident mais ce n'est pas toujours le cas lorsqu'on passe d'un format à l'autre. Par exemple, les réflexions sur la condition de la femme, chères à Jane Austen, sont au coeur de l'intrigue mais aussi, un plaisir plus personnel, celui de ne pas voir minimiser les comportements de certains des frères de l'autrice.

       Et si dans le roman, j'avais un peu moins aimé les parties dans le passé, ce ne fut pas le cas ici, essentiellement grâce au casting je pense, mais pas seulement. L'humour si particulier de Jane Austen, son esprit, parfois piquant disons-le, sont parfaitement rendus et sont un véritable régal.

       Mais revenons sur le casting, parce que beaucoup repose sur lui, je pense. J'en ai rarement vu un de plus parfait. Peut-être parce que je n'ai pas spéculé en amont sur qui jouerait qui ou quiJane Austen, Jane Austen france, miss Austen, gill hornby, adaptation, keely hawles, patsy ferran devrait jouer qui mais toutes les femmes présentes au générique sont exceptionnelles dans leur rôle. Keely Hawles, qui joue Cassandra dans le présent et Synnøve Karlsen qui la joue plus jeune, Rose Leslie et Mirren Mack dans les rôles d'Isabella et de Dinah, Jessica Hynes et Liv Hill pour les deux versions de la redoutable Mary, toutes sont parfaites mais je me répète. Alors qu'y a-t-il au-dessus de parfaite ? Quel mot puis-je employer pour parler de Patsy Ferran dans le rôle de Jane Austen ? Je crois, tout simplement, que c'est ma Jane Austen préférée, et cela en dit long étant donné celles qui l'ont précédée. C'est mon coup de coeur absolu de cette adaptation.

       Enfin, la relation entre les deux soeurs est la merveille de cette histoire, même si tout n'est pas réaliste pour moi dans l'histoire de Cassandra. Ce lien si particulier qui les unissait en rendu avec tant de beauté à l'écran. Je vous mets au défi de ne pas pleurer.

       Quel bonheur, après 15 ans de blog consacré à Jane de découvrir encore de telles pépites.